
Aéronautique, aérospatiale & défense
Description
La filière aéronautique, aérospatiale et défense emploie plus de 350 000 salariés en France, répartis entre les grands donneurs d'ordre (Airbus, Safran, Thales, Dassault) et un tissu de plus de 4 000 sous-traitants. Elle génère un chiffre d'affaires supérieur à 80 milliards d'euros et représente le premier excédent commercial industriel français. Les exigences de qualité et de traçabilité y sont parmi les plus élevées au monde, mais les risques professionnels restent importants, avec un taux de fréquence des AT autour de 20 pour 1 000 salariés.
Les ateliers de traitement de surface — décapage, anodisation, chromage, cadmiage — utilisent des substances hautement toxiques classées CMR, dont le chrome hexavalent et l'acide fluorhydrique. Les cabines de peinture aéronautique et les zones de stockage de carburant (kérosène) sont classées ATEX. L'assemblage des fuselages et la maintenance sur cellule imposent du travail en hauteur permanent sur des docks d'assemblage pouvant atteindre 15 mètres. Les espaces intérieurs des aéronefs — soutes, caissons de voilure, réservoirs — constituent des espaces confinés où le risque hypoxique est réel.
Les habilitations électriques sont requises pour toute intervention sur les systèmes avioniques, les bancs d'essai et les équipements de piste. La manutention de pièces volumineuses (tronçons de fuselage, moteurs, trains d'atterrissage) mobilise des ponts roulants, chariots télescopiques et tracteurs de piste nécessitant des CACES et autorisations de conduite spécifiques. La coactivité entre corps de métiers sur les chaînes d'assemblage final (FAL) multiplie les situations à risque.
Risques
Chiffres
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Enjeux
La remontée en cadence industrielle post-COVID est le facteur déterminant. Airbus vise 75 avions A320 par mois d'ici 2026, soit un quasi-doublement du rythme de production, qui impose le recrutement et la formation accélérée de milliers de techniciens. Ces nouveaux entrants doivent être opérationnels sur des postes à risque dans des délais très courts, ce qui rend les parcours de formation sécurité (habilitations électriques, travail en hauteur, risques chimiques) d'autant plus critiques. Les sous-traitants de rang 2 et 3, souvent moins structurés, sont les plus exposés à ce défi.
La DGAC, l'EASA et les donneurs d'ordre auditent régulièrement les systèmes de management de la sécurité de toute la chaîne de sous-traitance, avec des conséquences directes sur la capacité à conserver les contrats. La réglementation REACH continue de restreindre l'usage de substances chimiques historiquement utilisées en aéronautique (chrome VI, cadmium), obligeant les ateliers à reformer leurs opérateurs à de nouveaux procédés. Le développement de l'avion décarboné (hydrogène, SAF) génèrera à terme de nouvelles zones ATEX et de nouveaux risques que les référentiels actuels ne couvrent pas.
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