
Nettoyage & propreté
À propos
Le secteur du nettoyage et de la propreté emploie plus de 550 000 salariés en France, dans environ 40 000 entreprises, ce qui en fait l'un des premiers employeurs de main-d'œuvre peu qualifiée du pays. Le chiffre d'affaires dépasse 16 milliards d'euros. Le taux de fréquence des accidents du travail atteint 40 pour 1 000 salariés, et les TMS constituent 85 % des maladies professionnelles reconnues, essentiellement des lombalgies et des pathologies de l'épaule liées aux gestes de lavage, de balayage et de port de matériel.
550K
salariés en France
40,3
IF pour 1 000 sal.
120K
AT avec arrêt/an
Les agents de propreté sont exposés quotidiennement aux risques chimiques des produits de nettoyage professionnels : détergents concentrés, désinfectants chlorés, dégraissants alcalins, décapants acides. Les mélanges accidentels (javel + acide, par exemple) provoquent des dégagements de gaz toxiques responsables d'intoxications collectives plusieurs fois par an. Les allergies cutanées et respiratoires aux produits chimiques sont en progression constante dans le secteur.
Le nettoyage de vitres en hauteur, le ravalement de façades et le nettoyage industriel en milieu confiné ajoutent des risques de chute et d'asphyxie significatifs. Les autolaveuses, monobrosses et nettoyeurs haute pression nécessitent des formations à l'utilisation en sécurité. Les interventions sur sites industriels (nettoyage de cuves, de fosses, de réseaux) imposent des habilitations spécifiques (espaces confinés, ATEX). Les habilitations électriques sont requises pour les agents intervenant à proximité d'installations sous tension dans les locaux techniques.
Les principaux risques à connaître
L'article R. 4224-15 du Code du travail impose à l'employeur d'assurer la présence en permanence d'un sauveteur-secouriste du travail (SST) dans tout atelier où sont effectués des travaux dangereux, et sur tout chantier employant 20 travailleurs ou plus pendant plus de 15 jours. La circulaire DRT n°90-3 du 9 janvier 1990 élargit cette obligation à tous les lieux de travail. Les SST doivent être formés par un organisme habilité par l'INRS ou la CRAMIF et leur recyclage doit être assuré tous les 24 mois.
Les articles R. 4412-1 à R. 4412-57 du Code du travail transposent les directives européennes sur les agents chimiques dangereux et imposent à l'employeur d'évaluer les risques, de substituer les produits dangereux quand c'est possible, et de former les travailleurs exposés. Cette formation doit porter sur les risques des agents chimiques présents, les résultats des mesures d'exposition, les procédures en cas d'accident ou d'incident, et l'utilisation des EPI. Pour les CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques), les obligations sont renforcées par les articles R. 4412-60 à R. 4412-93.
L'article L. 4121-1 du Code du travail fait obligation à l'employeur de protéger la santé physique de ses salariés, notamment vis-à-vis des troubles musculo-squelettiques (TMS), première cause de maladies professionnelles en France. La formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique), recommandée par l'INRS et l'Assurance Maladie, répond directement à cette obligation. Les accords de branche du BTP, de l'industrie et du secteur médico-social renforcent souvent cette exigence, et l'employeur peut voir sa responsabilité engagée en cas de sinistre faute d'avoir formé ses salariés.
Les articles R. 4227-28 à R. 4227-40 du Code du travail imposent à l'employeur de former des travailleurs désignés à la manœuvre des moyens de premier secours et à l'évacuation. Pour les établissements recevant du public (ERP), le règlement de sécurité contre l'incendie (arrêté du 25 juin 1980) renforce ces obligations. L'employeur doit constituer une équipe de sécurité incendie, organiser des exercices d'évacuation au moins deux fois par an et former ses équipiers de première intervention (EPI) et de seconde intervention (ESI).
La norme NF C 18-510 et le décret n°2010-1016 du 30 août 2010 (codifié aux articles R. 4544-1 à R. 4544-11 du Code du travail) imposent à l'employeur de s'assurer que tout salarié exécutant, dirigeant ou surveillant des opérations sur ou à proximité d'ouvrages électriques dispose d'une habilitation électrique en cours de validité. L'employeur doit organiser la formation, évaluer les compétences, délivrer le titre d'habilitation écrit et le renouveler périodiquement. Le non-respect expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu'à 3 ans d'emprisonnement en cas d'accident grave.
Les recommandations CNAM (R. 482 à R. 489 selon les catégories d'engins) préconisent la certification CACES® pour tout opérateur conduisant des engins de chantier, chariots élévateurs, plateformes élévatrices ou grues. Bien que juridiquement fondé sur l'article R. 4323-55 du Code du travail (autorisation de conduite), le CACES® constitue en pratique la preuve opposable attendue par l'inspection du travail et les assureurs. L'employeur doit s'assurer que ses salariés sont certifiés et que leur habilitation est en cours de validité (5 ans).
L'article R. 4323-55 du Code du travail impose à l'employeur de délivrer une autorisation de conduite écrite pour tout salarié utilisant un équipement de travail mobile automoteur ou servant au levage. Cette autorisation, distincte du CACES®, est basée sur une évaluation médicale d'aptitude, un contrôle des connaissances et une vérification des compétences pratiques réalisés par l'employeur. Elle doit être actualisée en cas de changement de matériel ou de conditions d'utilisation.
Les enjeux de demain...
Le secteur de la propreté est structurellement fragilisé par un turn-over élevé (30 % par an), des horaires décalés (très tôt le matin, tard le soir) et une main-d'œuvre souvent allophone, ce qui rend la formation sécurité d'autant plus difficile à déployer et à maintenir. Les donneurs d'ordre (foncières, collectivités, hôpitaux) intègrent de plus en plus les indicateurs de formation et de sinistralité dans leurs critères d'attribution des marchés de propreté, transformant la conformité formation en avantage concurrentiel.
La réglementation européenne sur les biocides et les produits chimiques de nettoyage se durcit, avec la restriction progressive de substances couramment utilisées (certains ammoniums quaternaires, certains chlorés) et l'abaissement des valeurs limites d'exposition. Les CARSAT ciblent spécifiquement le secteur de la propreté dans leurs plans de prévention, avec des aides financières conditionnées à la mise en place de programmes de formation aux risques chimiques et aux gestes et postures. Le développement du nettoyage en milieu hospitalier post-COVID a élevé les exigences de compétence et de traçabilité des formations.
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