
Travail temporaire & intérim
Description
Le travail temporaire emploie en équivalent temps plein près de 800 000 intérimaires chaque année en France, délégués par environ 10 000 agences (Adecco, Manpower, Randstad, Synergie, Actual, CRIT...). Le secteur génère plus de 35 milliards d'euros de chiffre d'affaires. L'intérimaire est deux fois plus exposé aux accidents du travail que le salarié permanent : le taux de fréquence des AT dépasse 50 pour 1 000 dans les missions industrielles et BTP, en raison de la méconnaissance des postes, du manque d'intégration et de l'insuffisance de formation à la sécurité.
L'entreprise de travail temporaire (ETT) est juridiquement coresponsable de la formation à la sécurité de l'intérimaire, aux côtés de l'entreprise utilisatrice. L'article L1251-21 du Code du travail impose à l'ETT de vérifier les habilitations du salarié avant délégation et de s'assurer qu'il dispose des compétences requises par le poste. En pratique, les intérimaires interviennent dans tous les secteurs à risque : BTP, industrie, logistique, agroalimentaire, chimie, métallurgie.
Les formations les plus fréquemment requises sont les CACES (chariots, nacelles, engins de chantier), les habilitations électriques, le SST, les formations amiante et les gestes et postures. L'intérimaire change régulièrement de poste, de site et de secteur, ce qui nécessite un portefeuille de formations à jour et transférables. La traçabilité des habilitations est un enjeu majeur pour les ETT, qui doivent produire les justificatifs à chaque mission.
Risques
Chiffres
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Nos formations
Enjeux
La responsabilité pénale des dirigeants d'ETT en cas d'accident d'un intérimaire non formé est de plus en plus engagée par les tribunaux correctionnels, avec des condamnations pour mise en danger d'autrui et homicide involontaire. Les inspections du travail ciblent spécifiquement les missions intérimaires dans le BTP et l'industrie, vérifiant la réalité des formations déclarées. Les ETT qui ne peuvent pas produire les justificatifs d'habilitation s'exposent à des amendes, des fermetures administratives et des poursuites pénales.
Les entreprises utilisatrices durcissent leurs cahiers des charges de prédélégation, exigeant des CACES, des habilitations électriques et des formations SST avant même l'arrivée de l'intérimaire sur site. Ce transfert de la charge de formation vers l'ETT crée une demande structurelle et croissante de formation rapide et certifiante. Le développement des plateformes numériques d'intérim (Iziwork, Gojob, Brigad) accélère les délais de mise à disposition et réduit le temps disponible pour la formation, ce qui paradoxalement rend d'autant plus nécessaire la constitution en amont de viviers d'intérimaires déjà formés et habilités.
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