
Métallurgie, sidérurgie & travail du métal
Description
La métallurgie, la sidérurgie et le travail du métal emploient environ 400 000 salariés en France, répartis dans plus de 40 000 entreprises couvrant la production d'acier, d'aluminium et d'alliages, l'usinage, la chaudronnerie, la fonderie, le traitement de surface et la construction métallique. Le chiffre d'affaires du secteur dépasse 120 milliards d'euros. Le taux de fréquence des AT avoisine 30 pour 1 000 salariés, avec une proportion élevée d'accidents graves impliquant des coupures profondes, des écrasements et des brûlures.
Les risques mécaniques sont omniprésents : presses, cisailles, tours, fraiseuses, rectifieuses génèrent des risques de coupure, d'écrasement et de happement à chaque poste. Les fonderies exposent les opérateurs aux projections de métal en fusion, aux températures extrêmes et aux fumées métalliques. Les soudeurs — premier métier du secteur en termes d'effectifs exposés — inhalent des fumées de soudage classées CMR (chrome, nickel, manganèse) et sont exposés aux rayonnements UV. Les traitements de surface (galvanisation, chromage, zingage) utilisent des bains d'acides et de métaux lourds hautement toxiques.
Les habilitations électriques sont requises pour les interventions sur les fours à arc, les machines à commande numérique et les robots de soudage. Les ponts roulants, potences et chariots élévateurs sont utilisés quotidiennement pour la manutention de pièces lourdes, nécessitant des CACES R484 et R489. Le travail en hauteur est fréquent en construction métallique (charpentes, structures, pylônes) et les espaces confinés (cuves, réservoirs, chaudières) sont des lieux d'intervention réguliers pour les chaudronniers et les soudeurs.
Risques
Chiffres
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Enjeux
La nouvelle convention collective de la métallurgie, entrée en vigueur en 2024, a profondément restructuré les classifications et les parcours professionnels, intégrant la maîtrise des compétences sécurité comme critère de positionnement dans les nouvelles grilles. Cette réforme pousse les entreprises à documenter et à certifier les habilitations de leurs salariés de façon beaucoup plus rigoureuse qu'auparavant, sous peine de contentieux en classification.
La décarbonation de la sidérurgie — passage du haut-fourneau au four à arc électrique alimenté par hydrogène — représente la transformation industrielle la plus lourde du secteur depuis des décennies. Elle va créer de nouvelles zones ATEX (hydrogène), de nouveaux risques électriques haute tension et nécessiter la requalification de milliers de sidérurgistes. En parallèle, la directive européenne sur les agents chimiques abaisse les VLEP des fumées de soudage, ce qui impose une mise à jour des formations aux risques chimiques pour l'ensemble des ateliers de soudage et de fonderie. La pénurie de soudeurs, chaudronniers et usineurs qualifiés reste aiguë, obligeant les entreprises à recruter et former des profils sans expérience industrielle.
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