
Agriculture, viticulture & élevage
Description
L'agriculture, la viticulture et l'élevage emploient 1,2 million de salariés en France, répartis sur près de 400 000 exploitations. C'est un secteur où la sinistralité reste anormalement élevée : la MSA enregistre chaque année plus de 30 000 accidents du travail avec arrêt, et les maladies professionnelles liées aux pesticides (classés CMR) sont en progression constante depuis dix ans. Le taux de fréquence dépasse 40 accidents pour 1 000 salariés dans les filières viticoles et d'élevage bovin.
Les risques sont multiples et se cumulent au quotidien. Les produits phytosanitaires — herbicides, fongicides, insecticides — exposent les salariés à des pathologies lourdes reconnues en tableau de maladies professionnelles (lymphomes, maladie de Parkinson, myélome). Les travaux de taille, de vendange et de plantation génèrent des TMS par gestes répétitifs et postures contraignantes, aggravés par les conditions climatiques. Les engins agricoles (tracteurs, moissonneuses-batteuses, ensileuses, chargeurs télescopiques) sont impliqués dans plus de 40 % des accidents mortels du secteur et nécessitent des CACES R482 ainsi que des autorisations de conduite formalisées.
Les silos à grain et les fosses d'ensilage génèrent des atmosphères explosives par accumulation de poussières organiques et des espaces confinés où les décès par asphyxie surviennent chaque année. Les bâtiments d'élevage modernes intègrent des installations électriques complexes (robots de traite, éclairage LED, panneaux photovoltaïques) qui imposent des habilitations électriques pour toute intervention de maintenance. La diversification vers le biogaz et la méthanisation ajoute des zones ATEX supplémentaires sur les exploitations.
Risques
Chiffres
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Enjeux
Le cadre réglementaire se durcit rapidement. Le plan Ecophyto 2030 impose une réduction de 50 % de l'usage des pesticides, ce qui oblige les exploitations à repenser intégralement leurs pratiques et à former leurs salariés à de nouvelles méthodes d'application et de protection. Le Fonds d'indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a élargi la reconnaissance des maladies professionnelles agricoles, et la jurisprudence engage désormais directement la responsabilité civile et pénale des employeurs qui n'ont pas assuré la formation aux risques chimiques de leurs salariés.
La mécanisation croissante des exploitations et la transition vers l'agriculture de précision (GPS, drones, robots) créent de nouveaux profils de risques que les référentiels de formation actuels ne couvrent pas encore. Les CARSAT et la MSA renforcent simultanément leurs contrôles sur la conformité des habilitations et des autorisations de conduite. Dans un secteur confronté à une pénurie structurelle de main-d'œuvre — 70 000 postes saisonniers non pourvus chaque année —, la capacité à former rapidement les nouveaux arrivants aux risques spécifiques de l'exploitation devient un levier de recrutement autant qu'une obligation légale.
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