
Textile, habillement & chaussure
Description
L'industrie textile, de l'habillement et de la chaussure emploie environ 60 000 salariés en France, répartis dans plus de 4 000 entreprises. Le secteur a connu une forte désindustrialisation, mais conserve des activités de production spécialisées (textiles techniques, luxe, chaussures haut de gamme) et une logistique intensive. Le taux de fréquence des AT avoisine 25 pour 1 000, avec une prédominance des TMS liés aux postes de couture, de coupe et d'assemblage.
Les opérateurs de confection travaillent sur des machines à coudre industrielles, des presses, des machines de coupe automatique et des calandres qui génèrent des risques de piqûre, d'écrasement et de coupure. Les postures assises prolongées et les gestes répétitifs des couturières et des opérateurs de montage provoquent des TMS du membre supérieur (canal carpien, épicondylite, tendinopathies de l'épaule). Le secteur est historiquement l'un des plus touchés par ces pathologies.
Les risques chimiques sont liés aux teintures, apprêts, colles et solvants utilisés dans l'ennoblissement textile et la finition des chaussures. Certaines substances (formaldéhyde, colorants azoïques, solvants chlorés) sont classées CMR. Le risque incendie est élevé en raison de la nature hautement inflammable des fibres textiles, des stocks de tissus et des solvants de nettoyage. Les entrepôts logistiques du textile et du e-commerce mode utilisent des chariots et des systèmes de convoyage nécessitant des CACES. Les habilitations électriques sont requises pour la maintenance des lignes de production automatisées.
Risques
Chiffres
1 000+
Centres partenaires
1 000+
Centres partenaires
1 000+
Centres partenaires
1 000+
Centres partenaires
Nos formations
Enjeux
La relocalisation partielle de la production textile en France — portée par le made in France, le luxe et les textiles techniques (aéronautique, médical, défense) — génère des recrutements dans un secteur qui a perdu sa base de compétences industrielles. Les nouvelles recrues, souvent issues de reconversion, arrivent sans formation aux risques spécifiques des machines textiles et des produits chimiques d'ennoblissement. Les entreprises doivent reconstruire des parcours de formation sécurité complets.
La réglementation REACH continue de restreindre les substances chimiques utilisées dans la teinture et la finition textile, obligeant les ateliers à reformer leurs opérateurs à de nouveaux procédés et à de nouvelles mesures de protection. La directive européenne sur le devoir de vigilance pousse les marques à auditer les conditions de sécurité de toute leur chaîne de sous-traitance, y compris en France. Le développement de la mode circulaire (recyclage, upcycling) crée de nouveaux ateliers de tri et de déconstruction textile dont les risques (poussières, agents biologiques, machines de broyage) sont encore mal cartographiés.
Les + Certalis
Votre satisfaction est notre plus grande récompense.
















.jpeg)













.jpeg)























