
Bois, papier, carton & imprimerie
Description
La filière bois-papier-carton-imprimerie regroupe environ 180 000 salariés en France, répartis sur plus de 25 000 établissements couvrant l'exploitation forestière, les scieries, la fabrication de panneaux et de pâte à papier, les cartonneries et les imprimeries. Le secteur affiche une sinistralité élevée, avec un taux de fréquence des accidents du travail qui dépasse 50 pour 1 000 salariés dans les scieries, soit plus du double de la moyenne industrielle.
Le risque d'incendie et d'explosion est structurel. Les poussières de bois, de papier et de carton, omniprésentes dans les ateliers, sont classées ATEX et les incendies de scierie ou de papeterie figurent parmi les sinistres industriels les plus fréquents en France. Les machines à lames rotatives (scies circulaires, déligneuses, raboteuses, massicots) génèrent des risques de coupure et d'amputation qui font de ce secteur l'un des plus exposés aux accidents mécaniques graves. Les habilitations mécaniques et les procédures de consignation sont un enjeu permanent.
Les opérateurs sont par ailleurs exposés aux risques chimiques des colles, vernis, encres d'impression et produits de traitement du bois (fongicides, insecticides), dont plusieurs sont classés CMR. Les TMS liés à la manutention manuelle de grumes, planches et bobines de papier restent la première cause de maladie professionnelle. Les chariots élévateurs, ponts roulants et grues de parc à bois nécessitent des CACES et autorisations de conduite formalisés.
Risques
Chiffres
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Enjeux
La filière bois est au cœur de la transition écologique et de la construction durable, ce qui lui assure une croissance structurelle mais accentue les tensions sur la formation sécurité. La RE2020, qui favorise les matériaux biosourcés dans la construction, stimule la demande de bois d'œuvre et de panneaux, avec des recrutements massifs dans les scieries et les usines de transformation qui peinent déjà à trouver de la main-d'œuvre qualifiée. Les nouveaux entrants, souvent issus de reconversions, arrivent sans culture sécurité spécifique au secteur.
La directive ATEX et les recommandations de la CNAM sur les poussières de bois (classées cancérogènes pour les voies nasales) font l'objet d'un renforcement réglementaire continu, avec un abaissement des VLEP annoncé au niveau européen. Les assureurs durcissent parallèlement leurs conditions de couverture pour les sites bois-papier, exigeant la preuve de formations incendie régulières et de plans de prévention ATEX documentés. Le non-respect de ces exigences entraîne des surprimes ou des résiliations de contrat, ce qui fait de la formation un sujet directement lié à la viabilité économique de l'entreprise.
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